
Logements – Notre approche
13 janvier 2026
La question du logement pour les personnes qui font vivre notre commune au quotidien, ou qui souhaitent des logements plus petits, est réelle. Nous la prenons au sérieux et souhaitons y répondre avec franchise et réalisme.
Un principe de réalité et de responsabilité
Saint-Nom-la-Bretèche fait partie de la Communauté de Communes Gally-Mauldre (CCGM), une petite intercommunalité rurale de 11 communes et moins de 25 000 habitants. Cette configuration nous affranchit des obligations de l’article 55 de la loi SRU, qui impose 20 à 25% de logements sociaux aux communes situées dans des agglomérations de plus de 50 000 habitants. Pour Saint-Nom, cela représenterait 500 logements sociaux et impliquerait la préemption de résidences en vente, la réquisition de derniers terrains constructibles, la réaffectation de bâtiments, voire la modification du PLU. Outre le coût financier pour la commune, son caractère, sa cohérence urbaine et son patrimoine foncier en seraient profondément bouleversés, avec le développement nécessaire de nouvelles infrastructures pour répondre aux besoins de ce surplus de population (notamment nouvelle école et équipements pour les enfants et transports).
Notre engagement : préserver le caractère « village » de Saint-Nom à périmètre constant
Notre volonté est claire : maîtriser le développement urbain et maintenir un périmètre constant (environ 2 150 logements actuellement). Ce n’est pas un repli frileux mais une question de cohérence : préserver une ville à taille humaine, entourée de forêts et de verdure, avec des infrastructures et services adaptés à une population d’environ 5 000 habitants. C’est ce qui fait le charme de Saint-Nom, valorise son patrimoine, et la rend attractive.
Des projets immobiliers sont déjà en cours et nécessitent d’être mieux encadrés : résidence senior dont l’exploitant a fait faillite, promoteur cherchant à modifier la destination de certains lots… Nous devons avant tout maîtriser l’existant.
Des solutions concrètes existent pour concilier nos principes et l’enjeu du logement
Nous le reconnaissons : le logement constitue un enjeu réel. Il est effectivement difficile pour nos commerces et nos services (notamment la crèche) de recruter, précisément en raison du coût du logement et des difficultés d’accès à la commune pour les personnes non véhiculées.
Nous devons faire preuve d’ouverture et de solidarité, dans le respect de notre identité. Concrètement, cela signifie :
- Rendre raisonnablement certains logements plus accessibles aux foyers modestes, dans le cadre du parc existant et des projets déjà engagés, sans créer de déséquilibre.
- Mobiliser le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) pour mieux coordonner avec le département les actions de solidarité en matière de logement sur le parc disponible et identifier les solutions adaptées aux besoins réels de Saint-Nom.
- Soutenir activement les associations comme Solidarités Nouvelles pour le Logement (SNL) qui accompagnent les foyers modestes dans leur accès au logement, à Saint-Nom ou dans les communes environnantes.
Améliorer radicalement l’accessibilité par les transports en commun
Un volet essentiel de la solution réside dans l’amélioration drastique de la desserte en transports en commun. Si les personnes qui travaillent à Saint-Nom peuvent facilement rejoindre leur emploi depuis les communes alentours où le logement est plus abordable, nous répondons concrètement au problème :
- Faciliter l’accès au centre-ville et à la gare avec des liaisons bus fiables et régulières
- Améliorer la fiabilité des horaires pour sécuriser les trajets domicile-travail
- Développer les solutions de mobilité adaptées aux besoins des actifs
Un équilibre nécessaire
Pour être clairs : oui, tous les employés des commerces et services qui font vivre notre commune méritent d’avoir accès à un logement décent à proximité de leur travail. Mais la réalité nous impose un principe de responsabilité : préserver notre commune d’un bouleversement brutal et incontrôlé de son territoire.
Il s’agit donc de trouver le juste équilibre entre solidarité et préservation de notre identité, entre ouverture et responsabilité. C’est précisément ce pragmatisme et ce bon sens que nous voulons incarner.